FEST NOZ DE PANAME

 

L'intro

Et l’histoire continue …

Après quelques lunes passées

Toute la Tribu avait décidé d’aller

A la rencontre d’autres tribus…

Histoire de voir ce qu’il se passait au delà de la colline du Chacal Perdu

Ils prirent tout ce qu’ils avaient de plus cher,

Des platines, des cornemuses,

Des accordéons, des guitares et bien d’autres instruments venus d’un âge

Où même nos mémoires s’effacent …

Quand à Mamar, le grand guerrier aux grandes oreilles,

Lui, avait décidé de s’armer d’un microphone

Etrange réaction de la part de ce bougre, mais bon !

Il firent un long et périlleux voyage

Découvrant de nouveaux horizons, de nouvelles coutumes

A travers toute la Gaule, et bien d’autres pays …

Ils traversèrent même le Grand Océan,

Puis un jour, ils rentrèrent à la maison,

Là, où tout avait commencé

Et ils décidèrent tous ensemble de préparer une nouvelle galette

Pour avoir la chance de repartir, un jour …

Serait-elle bonne ?

Mais ceci est une autre histoire

Tout le monde

Comme les maillons d’une chaîne

Le début de la vie, l’ADN

Les hommes et les femmes qui s’aiment

La joie, le bonheur, la galère et la haine

Le foie gras c’est pour le Sauternes

Le plancton il y a les baleines

Mais comment ferait le Père Noël s’il n’y avait pas de rennes

Quand même

J’ai beau essayer de m’expliquer

De deviner certains tandems qui n’auraient pas lieu d’exister

Il est vrai que parfois les couples sont plutôt salés

Mais croyez moi, c’est comme ça et je peux vous le démontrer

Tout le monde a besoin de tout le monde

Depuis que le monde est monde

Depuis le big et le bang, depuis que la Terre est ronde

Si il n’y a plus d’enfer, il n’y a plus de paradis

Plus aucune colère, personne se réconcilie

REFRAIN

Tout le monde a besoin de tout le monde, depuis que le Monde est Monde

Depuis le big et le bang, depuis que la Terre est ronde

Tout le monde a besoin de tout le monde, depuis que le Monde est Monde

Depuis Hey, Hey, Hey

Comme les hommes et les cavernes

La ville de Paris et la Seine

L’ancien, le nouveau, le moderne

Et pas de banlieues s’il n’y a pas d’H.L.M.

 

Le whisky c’est pour les tavernes

Les bretons, il y a le chouchen

Et si je dis western, l’écho va me répondre John Wayne

Je continue et ne perds pas le fil

Trouve le bon choix, le couple après tout ce n’est pas trop difficile

Plus aucune meuf, donc plus de mec aussi

Plus de steak et plus de bœuf, les écolos seront ravis

Une bombe a besoin d’un abruti

Et l’abruti de la politique surtout si il est fanatique

Sans déconner l’homme a trop besoin de la planète

Sinon plus de loup, plus de renards et plus de belettes

REFRAIN

Comme les volcans en Auvergne

En Bretagne il y a les dolmens

A Limoges c’est la porcelaine

Et vous n’aurez pas “l’Alsace, la Lorraine”

Le public est devant la scène

Le micro il y a le larsen

Et Marseille ne serait pas la même s’il n’y avait pas l’O.M.

Moi, j’aime tous les duos nés d’amitié

Où la sincérité a pris le dessus sur la nécessité

Comme les relations qui unissent la poule et l’œuf

Qui a besoin de qui entre le gangster et le keuf

Je songe à chaque seconde

Naturellement le monde

En essayant de confondre le tout avec mes idées rondes

Pour en arriver à un seul et unique constat

Qui a besoin de quoi ?

Et là, moi, j’ai besoin de toi

REFRAIN

Faut pas faire chier mémé

Les ch’veux tirés, le dos courbé et la démarche bien cadencée

Plastique sur la tête, sourcils nets et bien sûr le ciré

Le caddie rouge écossais qui a déjà quelques années

Et même dehors pour se déplacer elle met des charentaises aux pieds Mémé a décidé ce matin d’aller au marché

Et rien ni personne, même Dédé ne pourrait l’arrêter Un jour elle est même passée avec une 103 kittée

J’vous raconte pas la fois où elle a pris l’trottoir en VTT

C’est une grand-mère bien vénère donc vaut mieux l’éviter

Pour votre information, sachez que cette Mémé est calibrée

D’un fusil à pompe sans le canon, qu’elle a elle-même scié

Vaut mieux la respecter

Ca y est Mémé encore 100 mètres et la v’là arrivée

Devant tous les commerçants qui se sont mis à paniquer

Les femmes bien sûr, les enfants évidemment se sont sauvés

Car tout le monde sait que dans le quartier Faut pas faire chier Mémé

REFRAIN

C La non, faut pas faire chier Mémé Mémé demande quelque chose

Faut mieux lui apporter Mémé est comme ça, sans perte et tracas

Tout le monde sait que dans la quartier

Première avance, premier contact, premier « bonjour Mémé »

 

Pas de réponse immédiate, ici on est habitué

Parfois elle met des coups d’sac à celui qui l’a oublié

Mais pour éviter les claques tu connais le refrain

Faut pas faire chier Mémé

Voilà pourquoi la panique au marché s’est installée

En particulier devant l’boucher où Mémé s’est posée

Elle a ouvert le caddie, sortit l’fusil et a crié « J’voudrais 2 kilos d’maquereaux et surtout faut pas m’arnaquer »

Haï ! Voici que j’étais pétrifié

Et beaucoup ont pris la fuite, imagine Mémé armée

Même l’inspecteur Derrick devant l’danger aurait tracé

Car tout le monde sait que dans le quartier

Faut pas faire chier Mémé

REFRAIN

Pas de solutions, pas d’entourloupes, faut parler à Mémé

Elle, qui fonctionne à la soupe, est en train de braquer l’boucher

J’me suis rapproché pour essayer un peu d’communiquer

Là elle a dit “dégage petit, sinon j’vais tous vous allumer”

Ok Mémé, mais c’garçon n’est pas poissonnier

Elle s’est reculée, l’a regardé et s’est mise à douter

Ses sourcils collés frustrés, la main sur le gun, elle a tiré

Fallait pas m’faire chier

La morale de cette histoire si un jour tu rencontres Mémé

Change vite de trottoir n’essaye même pas de lui parler

Le résultat a été 21 morts et 3 blessés N’oublie jamais que dans l’quartier

Faut pas faire chier Mémé

REFRAIN

 

La poupée

Tu sais ma puce, j’ai perdu ton regard

Je ne suis plus le gamin, mon esprit a perdu cet espoir

De regarder la vie, la vraie qui nous entoure

Comme l’avait prédit la femme qui m’a donné le jour

Et le Paradis est loin d’être sur Terre

Mais qui nous a menti sur les hommes et leur volonté de faire

Des choses belles comme les écritures de ce monde

Et ne pas tâcher les murs avec le sang de la blanche colombe

Gros plan sur tes yeux débordants d’innocence

Gros plan sur un visage qui n’a subi aucune conséquence

De l’éducation de notre société

Où l’unification est l’utopie de cette humanité

Où les guerres, les tueries sont faites par les hommes

Qui ne veulent pas entendre les cris des gamins

Les plus jeunes

Je suis sur, au fond c’qui nous dérange

C’est que nos enfants sont des anges

Tu sais ma puce, j’n’ai pas envie que tu grandisses

Plus les années passent, plus on accumule des vices

Tu sais les grands malheureusement ont besoin d’artifices

De bénéfices, de gloire et même d’édifices

Reste longtemps l’enfant, la petite malice

Avant de rejoindre les rangs des adultes complices

Mais de tout ça, j’veux pas m’l’imaginer

J’préfère de loin te regarder

Jouer à la poupée

Tu sais ma puce, la suite n’est pas facile

Tu vas apprendre et comprendre que les grands sont vite des imbéciles

Quelque soient les personnes, quelque soit le profil

Tout au fond de chaque homme, se cachent des sentiments hostiles

Hostiles à quoi ?

A soi-même et surtout aux autres

Souviens-toi de Jésus, trahi par l’un de ses apôtres

 

Ne construis pas autour de toi ce genre de destin

Et continue, tes pas ouvrent ton cœur, il guidera ton chemin

Vers, je l’espère ce qu’il y a de mieux

Vers des contrées lointaines, où les enfants sont bénis par les dieux

Comme dans les rêves, l’image d’un monde parfait

Où tout un pays, tout un peuple est réuni dans la paix

J’ai vu ton regard refléter cet Eden

Quand tu touchais le ciel avec le palet de ta marelle

Je suis sûr ce qu’il y a de plus étrange

C’est que nos enfants sont des anges

Tu sais ma puce, j’n’ai pas envie que tu grandisses

Plus les années passent, plus on accumule des vices

Tu sais les grands malheureusement ont besoin d’artifices

De bénéfices, de gloire et même d’édifices

Reste longtemps l’enfant, la petite malice

Avant de rejoindre les rangs des adultes complices

Mais de tout ça, j’veux pas m’l’imaginer

J’préfère de loin te regarder

Jouer à la poupée

Tu sais ma puce, on grandit c’est la vie

Mais non, pas seulement en âge, mais surtout en état d’esprit

Entre le Bien et le Mal, on perd les raccourcis

Peut-être que c’est l’enfant et l’homme, ainsi qui nous différencient

Je reste là, devant toi, tout en admiration

Devant tous ces gamins qui ont les yeux remplis de questions

Et vous demande si cela vous dérange

Si nos enfants étaient les anges

Tu sais ma puce, j’n’ai pas envie que tu grandisses

Plus les années passent, plus on accumule des vices

Tu sais les grands malheureusement ont besoin d’artifices

De bénéfices, de gloire et même d’édifices

Reste longtemps l’enfant, la petite malice

Avant de rejoindre les rangs des adultes complices

Mais de tout ça, j’veux pas m’l’imaginer

J’préfère de loin te regarder

Jouer à la poupée

 

Dafunkamanau

He !Ho !He !Ho ! le nouveau son de Manau

Mamar prend le mic et ne devient pas mégalo

De Paris à Saint Malo, il n’y a pas de chaos

Et rien est différent comme la musique à Chicago

Un peu de funk met tout le monde à niveau

Que tu sois un parigot ou bien pêcheur de bulots

Un militant de Pera, un vrai kiffeur de tango

Amateur de passe-passe de basse ou de piano

Assez assez des conneries du passé

De dire certaines choses qui sont vraiment dépassées

La province quoi !

Tu crois qu’elle est décalée

Je dirai le contraire, je dirai même qu’elle est avancée

D’accord, OK, je ne vais pas critiquer

L’essentiel “Dance Floor” et tous nos pieds sont calés

Les filles sont belles, elles nous préparent des déhanchés

Le Manau style égale Manau funky

REFRAIN

Lalilalilong, … Dafunkamanau Lalilalilong, …

Mamar au micro Facile, tranquille, j’me pose et puis je rempile

Tu connais le deal difficile, taper dans le mille Inutile de penser à ne pas bouger

J’espère que tous les mecs ont invité des meufs à danser Collé serré ça swing sur les parquets

 

Les mecs sont stressés, les meufs jamais coincées

Et même s’il n’y a pas d’infinité, faut pas se bloquer

Un jour ça paye et la fille finit par craquer Ha !Ha !ha !

Ca drague depuis des années Ho !Ho !Ho !

Rigole ; mais t’étais pas né

Les premiers pas sont faits devant la glace et bien entraînés

Le brushing laqué le style Manau funky

REFRAIN

Hey ! Ho ! Hey ! Ho !

Ca c’est du funkamanau

Un peu d’accordéon et de cornemuse à gogo

Et quel que soit le tempo, il n’y a pas de chaos

Mamar toujours au mic, enfin j’voulais dire le micro

Il faut danser, ne pas se laisser aller

La principale activité c’est de bouger les fesses

Même si certaines personnes ont vraiment peur des clichés

La parano des villes c’est la parano des branchés

Au top niveau - Dafunkamanau

Voilà c’que j’aime et pour la fierté de mon sceau

Je continue mon boulot

MAMARDAFUNKAMANAU

REFRAIN

 

Je jazz les couleurs

Je jazz le gris des hommes

Contre le rouge des pommes

Des murs sales de Rome, de Paris et de Beaune

Voici mon 7ème jour et que Dieu me pardonne

Je refais les mélanges avec les couleurs qu’on me donne

Comme le vert de l’herbe dans les rues de nos cités

Plus de bâtiments ternes telle est ma volonté

Le pâle de mon épiderme n’est plus approprié

Si la ville n’est plus la même ça change les données

Et le bleu de tes yeux de nos villes et de nos cieux

Que je pose tranquillement sur tous les toits des banlieues

Parfois il est indigo cela dépend du ciel

Ca dépend aussi du pinceau qui repeint l’arc-en-ciel

Je jazz les couleurs

Je prends de la hauteur jazz les couleurs

Tout doucement en écoutant mon cœur Je jazz les couleurs

Je touche le bonheur

Je jazz les couleurs je prends de la hauteur

Claquant sur le front du front les idées de ma bonne humeur

Un peu de beige et beaucoup plus de marron

Et sur les murs des maisons je peins de l’animation

J’explique, j’expose voilà ce que je propose

Pas besoin d’alcool pour voir des éléphants roses

 

Hé ! je limite ma zone le cocu n’est plus de couleur jaune

Je prends l’Élysée, la politique et tous les généraux

Pour une durée limite la peinture est bien sûr à l’eau

Pas d’erreur je garde les tableaux

Et le sang du Seigneur reste un bon bordeaux

Je jazz les couleurs

Je prends de la hauteur jazz les couleurs

Tout doucement en écoutant mon cœur Je jazz les couleurs

Je touche le bonheur

Stop, faisons un break !

Reprenons la palette des couleurs de ma planète

Pour moi c’est net la France est belle et violette

Dommage que certaines personnes volent en dessous des pâquerettes

Me revoilà sûr cherchant le bonheur

Sans aucune structure le fruit de durs labeurs

En imaginant tout l’univers dans un shaker

Et le mélangeant à la vitesse des battements d’un cœur

Et pourquoi pas faisons les pas, pas à pas

Mélangeons la culture et tout ce qui ne vas pas

Comme le bleu azur de la mer qui change des fois

Je jazz les couleurs et tel est mon combat Je jazz les couleurs

Je prends de la hauteur jazz les couleurs

Tout doucement en écoutant mon cœur

Je jazz les couleurs Je touche le bonheur

 

Fest noz de Paname

7 ans à peine une gamine va arriver

Arrivée vers l’inconnu un peu perdue, elle est fatiguée

Faut dire que son voyage s’est fait debout en 2ème classe

Elle vient de poser son premier pied en gare de Montparnasse

Des souvenirs d’époque, des gens qui ont bougé

Souvenir des plus anciens qui n’ont sûrement pas oublié

En 45, hé houai ! mon gars c’était ainsi

Malheureusement après la guerre le travail était à Paris

Il y a eu des basques, des auvergnats et puis des corses

Des gens de l’est ou l’ouest, du sud, du nord qui ont trouvé la force

De venir, de monter jusqu’à la capitale

Comme beaucoup de bretons venus chercher un idéal

De vie, un challenge à relever

Rien n’était écrit lorsque tous ces gens sont arrivés

Et bien sûr, toujours la tête haute et fière

Inventant le son de tous ces quartiers populaires

REFRAIN

Un son de fest-noz qui vient de Paname

Un son qui sent bon le métro, le pavé et le macadam

Un son qui me parle plein de vague à l’âme

Un peu loin d’la Bretagne

Mais ça ne l’empêche pas d’avoir du charme

15 ans après et tout le monde veut s’amuser S’amuser dans tous les bals, s’éclater dans les beaux quartiers

Les filles mettaient des jupes et les mecs des blousons noirs

Avant que les bals débutent fin de semaine, vendredi soir

 

Imaginez l’affaire, nos pères et nos grands-père

s Avec une banane remplie de gel histoire qu’elle tienne en l’air

J’veux pas critiquer, non non, je ne veux pas chambrer

A chaque époque sa mode, c’est vrai que celle là me fait marrer

Il y avait aussi les plus caïds, les plus costauds

Qu’allaient foutre la merde dans toutes les soirées, tous les bals à JO

Ca se cognait sec du côté des quais de Seine

A coups de pieds et à coups de poings, ça se finissait même à coups de chaînes

Mais malgré ça, tout le monde était collé-serré

Les mains sur les hanches ou bien les fesses

On appelait ça guincher

Et l’orchestre jouait jusqu’au petit matin

Reprenant toutes les chansons

Chantant tous ces refrains

REFRAIN

Fest-noz de Paname, de la Tour Eiffel à Notre Dame

Fest-noz pour ces dames sur le trottoir, le cœur en larmes

Les années sont passées comme le métropolitain

Et rien n’a changé à part les murs avec le papier peint

Mais certains vieux ont toujours des difficultés

Difficile de s’intégrer pour les piliers d’communautés

Avoir la terre natale qui coule dans les veines

Et voir la mer en carte postale, c’est sûr que ça leur fait de la peine

Mais non, non, il n’y a pas toujours de chagrin

Comme les vieux 45 tours, ça fait “Je ne regrette rien”

Non moi non plus j’regrette rien et j’ le sign

e Remerciant tous ces anciens d’apporter ces racines

REFRAIN

 

Feu follet

Trop petit pour comprendre

Trop jeune pour savoir attendre

Trop d’envies de bouger

Beaucoup trop de rêves assimilés

Feu Follet veux partir et demander à ses parents

La permission de découvrir ce qu’il se passe chez les vivants

Un refus net catégorique et sans bavure

Autour de lui tout s’arrête.

Mais comment tenter l’aventure

Feu Follet a grandi et veut voir à tout prix le monde

Il sait qu’il est bien ici, mais son village est une tombe

Mais Feu Follet ne change pas et n’en fait qu’à sa tête

Il mit sur lui un drap avec 2, 3 paires de chaussettes

Et s’éloigna au plus vite, s’enfuit de sa pierre

Sans regarder derrière lui quittant son cimetière

REFRAIN

On l’appelait Feu Follet

Il fait c’qu’il lui plait

Et Houai !

Feu Follet arrive tranquille au village d’à côté

Première rencontre effectuée, le pauvre est tombé sur Mémé

Il a gouté aux Bang Bang

“Faut pas m’faire chier !”

 

Imagine la fuite que le petit a très vite entamée

Un feu follet dans la nuit qui court dans les ruelles

C’est ce qu’on dit ici et dans le commun des mortels

Même si certaines personnes racontent des histoires

En disant que Mémé bourrée a tiré sur les néons d’un bar

Mai Feu Follet, lui sait bien qu’il a failli mourir

Et s’dit qu’chez les humains les armes à feu faut les interdire

Il s’arrêta essoufflé près d’un lampadaire

Les idées brouillées, avait-il posé ses pieds en enfer ?

REFRAIN

Feu Follet attend là, seul avec ses souvenirs

Sans se préoccuper du soleil qui commence à venir

Il a passé tout son temps à se demander

En écoutant les parents peut-être que je n’aurai pas déconné

Un feu follet en galère qui pleure et perd son âme

En train de prier Saint Pierre pour garder juste un peu de flamme

Vous n’avez jamais vu ça, hé bien ça rend triste

Je me souviens de la Seine en sortant de l’amicale des boulistes

J’ai vu Feu Follet de mes yeux s’éteindre et tomber

Ca m’a rendu malheureux, mais pour vous dire la vérité

J’me suis réveillé éméché près d’un lampadaire

Trois paires de chaussettes aux pieds, un drap, mon esprit à l’envers

REFRAIN

 

Un type bien

Le tout dernier bouton de ma chemise vient d’être mis

Par dessus les galons, bien sûr, il n’y a pas de plis

Dernier geste, dernier regard devant la glace

Je vérifie que tout est impeccable qu’il n’y a pas de traces

Je me retourne, sûr, prends mon képi dans les mains

J’ai bouclé ma ceinture et je sors de la salle de bain

Ma femme est là, belle, allongée sur le lit

Je traverse la chambre et je fais tout pour ne pas faire de bruit

Mon gamin m’attend tranquillement derrière la porte

Je le prends dans mes bras jusqu’à mes épaules, je le porte

Et puis ma fille arrive et me sourit

Il est encore très tôt, je les embrasse, les raccompagne au lit

Je viens de sortir discrètement de la maison

Aujourd’hui il fait chaud, je sens vraiment que le soleil tape à fond

C’est d’saison déjà le sergent Kent m’attend

Tous près de la jeep, je dois partir maintenant

REFRAIN

Je suis sûr d’être un type bien

Un véritable puritain, un patriote américain

L’Etat a fait de moi un homme, pas un pantin

On m’a seulement appris à faire le bien

Direction la caserne, accablé par la chaleur

Et mon visage est terne, je sens que mes mains tremblent de peur

Je pense à tout ça, à cette situation

A tout ce que je ne comprends pas, ma conscience a quelques questions

Hé, fini de penser de réfléchir, de cogiter

Un vrai lieutenant de l’armée n’a pas le droit de s’égarer

Je viens d’arriver, cours au rapport plein de sueur

 

Je pète un garde-à-vous correct devant la montée des couleurs

Je dis bonjours aux potes, quelques vannes, on se provoque

Salutations, comme il se doit aux grades des autres pilotes

On est réuni autour de généraux

Les ordres sont précis et le secret est au top niveau

Quelques heures après on signe la fin de la réunion

Et maintenant, je sais vraiment quel est mon ordre de mission

On m’a parlé d’patrie, de fierté, de mon sol

D’un bon devoir accompli, et cet avion décolle

REFRAIN

Et dans cet avion pour le moment, là tout va bien

Il n’y a pas de tension, notre objectif est encore loin

Chacun est placé correctement, prêt à son poste

Même les ingénieurs ne pensent pas qu’il y aura riposte

Les tout derniers réglages, dernières vérifications

Au dessus des nuages, même l’Enfer n’a pas de maison

Tout le monde est concentré et le silence est appliqué

Et au dessus de moi, le voyant rouge vient de s’allumer

Un peu de panique dans l’air, de l’électricité

Les regards se croisent quelques secondes pour se rapprocher

L’objectif est tout près et la peur m’envahit

Au fond de moi, je sais bien sûr ce qu’il va se passer ici

Je pense à ma femme, à ma famille dans cette cabine

Et je revois comme ce matin le sourire de ma gamine

La lumière verte, j’appuie sur le bouton, voilà

Je viens de jeter une bombe sur Hiroshima

On est sur d’être des types bien

Des véritables puritains, des patriotes européens

L’Etat a fait de nous des hommes, pas des pantins

Pourtant en Tchétchénie, on ne fait rien

 

Dernier combat

Ca fait déjà des mois que t’es partie, me laissant seul

Me voilà aujourd’hui devant toi, assis sur le sol

Entre les fleurs, le marbre et toutes ces dalles sombres

Je ne peux voir que ton prénom inscrit sur cette tombe

La suite de ma vie, tu sais a tellement changé

On dit que c’est ainsi et que le temps va me faire oublier

Malgré les jours passés, je n’y arrive pas

Et jour et nuit, je pense à toi

J’entends souvent ton rire, le son de ta voix

J’ai même des souvenirs qui me reviennent des fois

Les réalités, complicité du passé

De tout ce que l’on a fait ensemble et que rien ne peut effacer

Et pourtant, il y a ce sentiment de colère

Qui m’envahit comme un aimant attiré par le fer

Putain de maladie qui ne s’arrête pas

J’n’étais pas là pour ton dernier combat

Je vais rester debout, continuer mon chemin

A prendre encore des coups, ça va dépendre des lendemains

 

Un jour tu m’as dit que la vie ressemble à un bouquin

Qu’il y a le début, le milieu et bien sûr la fin

C’est sûr, aujourd’hui je sais où j’en suis

Je viens de finir le dernier chapitre de ta vie

Tu peux partir en paix , toi seule avais raison

Et rendez-vous sur l’Ile d’Avalon

J’entends souvent ton rire, le son de ta voix

J’ai même des souvenirs qui me reviennent des fois

Les réalités, complicité du passé

De tout ce que l’on a fait ensemble et que rien ne peut effacer

Et pourtant, il y a ce sentiment de colère

Qui m’envahit comme un aimant attiré par le fer

Putain de maladie qui ne s’arrête pas

J’n’étais pas là pour ton dernier combat

J’n’étais pas là pour ton dernier combat

 

J'dédicace

J’ai tant vécu de choses,

j’ai tant vécu de galères

C’est ce que dit ma prose avec mon style et mon vocabulaire

J’ai eu des hauts et des bas, tu peux comprendre ça

Ecoute petit, la vie de celui qui pose sa voix

Saint Denis m’a vu naître, il y a quelques temps déjà

Je ne savais pas qu’un celte sommeillait au fond de moi

Ma jeunesse était vraiment curieuse

La seule culture que j’avais, c’était les cités de Villetaneuse

Je me souviens du gamin que j’étais à l’époque

Je me souviens encore du premier choc autour des blocs

Des cités enchantées, des forêts bétonnées

C’est là qu’on a soudé les pieds à beaucoup de jeunes du quartier

Et pourtant la meute a continué sa ronde

Encore plus unie que les chevaliers de la Table Ronde

On était fort, personne nous mettait à l’amende

Paris n’était pas pour nous Forêt de Brocéliande

REFRAIN

J’dédicace ceci à tous les miens

A tous les gens qui me connaissent bien, à tous mes potes et mes frangins

A toutes les personnes, même ceux que j’ai perdu de vue

A tous les individus qui peuplent ma Tribu

J’dédicace ceci à tous les miens

A tous les gens qui me connaissent bien, à tous mes potes et mes frangins

 

A toutes les personnes, même ceux que j’ai perdu de vue

A toutes les individus, à toute ma Tribu

L’adolescence, l’âge des conneries

Je n’ai pas pu y échapper, et moi aussi j’étais aigri

Comme certains jeunes que vous voyez traîner la journée dans les rues

Comme des âmes perdues

Je sais de quoi je parle, je sais ce que je dis

N’oublie pas que Martial raconte parfois des parties de sa vie

Alors ne me prend pas pour le garçon bon et gentil

Et sache que du moine, je ne porte que l’habit Je sais que j’ai une tête à habiter un jolie pavillon

Mais malheureusement j’ai du m’adapter aux tours de béton

Qui ont rythmé ma vie depuis tout petit

Avec ma mère, mes quatre frères, dans une cité : oui j’ai grandi

REFRAIN

Je vis toujours des choses, je vis toujours des galères

C’est ce que dit ma prose, avec mon style et mon vocabulaire

Encore des hauts et des bas, tu peux comprendre ça

Ecoutes petit, la vie de celui qui pose sa voix

Saint Denis m’a vu naître il y a quelques temps déjà

Je ne savais qu’un celte sommeillait au fond de moi

Ma jeunesse était vraiment curieuse

Je suis devenu un homme, j’habite toujours à Villetaneuse

J’dédicace ceci à tous les miens

A tous les gens qui me connaissent bien, à tous mes potes et mes frangins

A toutes les personnes, même ceux que j’ai perdu de vue

A tous les individus qui peuplent ma Tribu

REFRAIN

 

Des kilos

Ok, stop, arrêtes tout, c’est parti, faut que j’t’explique

Arrive la Tribu, arrive toute la clique

Encore un nouveau son les mecs, ne restez pas statiques

Tu reconnais la voix qu’on a posée sur La Panique Celtique, authentique, électrique, acoustique

C’est la solution, la seule potion magique

Alors ne restez pas figés, ne restez pas statiques

C’est le moment de parler de c’qu’on appelle le physique

Car le vrai problème quand viennent les grandes chaleurs

C’est d’rentrer dans son beine avec une taille de mineur

C’est le phénomène, le plus grand des malheurs

Il va m’falloir m’taper le régime salade et choux fleurs

Oublier l’beurre et les hamburgers

Faire tout à la vapeur, mec, un homme weightwatcher

Alerte à Malibu, le maillot rouge de sauveteur

Hein ! Hein ! Hein !

REFRAIN

Wo ! Wo ! faut qu’j’perde des kilos

Que j’fasse des abdos, un peu plus d’pectoraux

Wo ! Wo ! faut qu’j’perde des kilos

 

Que j’fasse des abdos, pour aller jouer les beaux

Tout l’hivers j’ai cherché la belette

J’ai perdu des kilos en gros, c’est bon pour ma silhouette

J’avais trop bouffé de crêpes, d’omelettes et de galettes

Maintenant je tourne la tête quand je vois traîner un pot d’rillettes

Parce qu’il faut que je pense à ma ligne

Que j’oublie la vodka, la bière, le Ricard et le gin

Que j’me tape du jogging en fait que j’élimine

Cet été sur la plage, j’vais essayer d’me la jouer fine

Je vais investir dans une super paire de claquettes

M’acheter un bob, un short et des lunettes

Quelques maillots moulants, histoire d’montrer mon corps d’athlète

Préparation du moment heu ! … en fait

REFRAIN Faut qu’j’perde des kilos, après tout pourquoi faire ?

Pour aller jouer les beaux cet été au bord de la mer

Faut qu’j’fasse des abdos, c’est sans commentaire

Après une année de boulot on a envie de plaire

Hé ! mec, n’oublie jamais en vérité si tu veux pécho

C’est de travailler aussi la partie haute du cerveau

De faire des abdos, des pompes, des pectoraux

Pas de moral à cette histoire et allez hop, au boulot !

REFRAIN